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Roco CouvertureCouvreur ardoisier · Quimper

Urgence

Après la tempête : les six gestes utiles, dans le bon ordre

En Bretagne, la question n'est pas de savoir si un coup de vent abîmera votre toit, mais quand. L'ordre dans lequel vous agissez décide de ce que votre assurance prendra en charge.

Publié le 4 août 2026 · 6 min de lecture

Ardoises déplacées sur un versant de toiture après un coup de vent

1. Sécuriser, sans monter

Écartez-vous de la zone où des éléments peuvent encore tomber, notamment sous les rives et les faîtages. Une ardoise qui glisse d'un toit est un projectile.

À l'intérieur, coupez l'électricité de la zone si l'eau approche d'un point lumineux ou d'une prise, et placez des récipients sous les écoulements. Ne montez pas sur le toit : c'est le moment où la couverture est la plus instable et la plus glissante.

2. Photographier avant toute intervention

C'est l'étape que l'on saute et qui coûte le plus cher. Photographiez depuis le sol, sous plusieurs angles, en incluant l'environnement : les dégâts chez les voisins, une branche tombée, un objet transporté par le vent. Ces éléments établissent le caractère tempétueux de l'événement, qui est précisément ce que l'assureur cherche à vérifier.

Photographiez aussi l'intérieur : traces au plafond, mobilier touché, eau au sol. Datez tout, ne serait-ce que par les métadonnées de votre téléphone.

3. Déclarer le sinistre

La garantie tempête figure dans la quasi-totalité des contrats multirisques habitation. Le délai de déclaration est généralement de cinq jours ouvrés. Elle joue lorsque le vent dépasse un seuil défini au contrat, ou lorsque des bâtiments voisins ont subi des dommages comparables - en Bretagne, ce second critère est souvent le plus simple à établir.

4. Faire bâcher sans attendre l'accord

Beaucoup de propriétaires attendent la visite de l'expert avant d'agir, en croyant bien faire. C'est l'inverse : votre contrat vous impose de prendre les mesures conservatoires nécessaires pour éviter que le dommage ne s'aggrave.

Une mise hors d'eau provisoire est donc attendue de vous. Conservez la facture, elle entre dans l'indemnisation. Ce qui pose problème, ce n'est pas d'être intervenu : c'est de l'avoir fait sans photo préalable.

5. Faire établir un devis qui distingue les postes

Un devis global rend le dossier difficile à instruire. Un bon devis sépare nettement ce qui relève du sinistre - les ardoises arrachées, le faîtage soufflé, la gouttière descellée - de ce qui relève de l'usure préexistante.

Cette séparation vous protège : elle évite que l'assureur applique une vétusté sur l'ensemble du chantier alors qu'elle ne concerne qu'une partie des travaux.

6. Prévoir le contrôle d'après-tempête

Les dégâts visibles depuis le sol sont rarement les seuls. Un faîtage descellé, un closoir arraché ou une ardoise fissurée ne se voient pas d'en bas, et ce sont eux qui produisent la fuite deux mois plus tard, quand plus personne ne fait le lien avec la tempête.

Un contrôle complet après un coup de vent sérieux prend une heure. C'est le meilleur moment pour tout reprendre en une seule intervention, tant que le dossier d'assurance est encore ouvert.

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