Ce que fait un hydrofuge, et ce qu'il ne fait pas
Un hydrofuge de toiture est un produit qui modifie le comportement de l'eau à la surface du matériau : au lieu de s'étaler et de pénétrer dans les micro-porosités, elle forme des gouttes qui roulent. Moins d'eau retenue, c'est moins de gel, moins de mousse et un séchage plus rapide après averse.
Ce qu'il ne fait pas : boucher un trou, réparer une ardoise fendue, rattraper un solin fissuré ou compenser un recouvrement insuffisant. Si l'on vous propose un hydrofuge pour régler une infiltration, la réponse est non. La fuite doit être traitée d'abord, l'hydrofuge vient ensuite.
Filmogène ou à effet perlant : lequel sur de l'ardoise
Les hydrofuges filmogènes déposent une pellicule en surface, souvent colorée. Ils rendent une seconde jeunesse visuelle à une toiture terne, mais ils ferment le matériau : sur une ardoise naturelle, qui doit pouvoir laisser passer la vapeur d'eau, ce n'est pas le bon choix.
Les hydrofuges à effet perlant, à base de résines siloxanes, pénètrent sans former de film et laissent le support respirer. C'est ce que nous appliquons sur l'ardoise. L'effet est net à l'œil au premier orage, sans changement d'aspect du toit.
Les conditions d'une application qui tient
Trois conditions, et elles ne sont pas négociables : une couverture démoussée et sèche, une température au-dessus de 5 °C, et 24 à 48 heures sans pluie après l'application. En Bretagne, cette fenêtre se planifie. Nous préférons décaler une intervention plutôt que de traiter un support humide, où le produit ne pénètre pas.
Nous appliquons en deux passes croisées, à saturation, du bas vers le haut. Une seule passe économise du produit et divise la durée de vie du traitement par deux.
