Les ouvrages que couvre la zinguerie
Le terme regroupe tout ce qui, sur un toit, conduit ou arrête l'eau aux points sensibles. Ce sont presque toujours ces ouvrages, et non le rampant, qui sont à l'origine des infiltrations que nous traitons.
- Gouttières pendantes et chéneaux encaissés
- Descentes d'eaux pluviales et raccordements au réseau
- Noues, à la rencontre de deux versants
- Solins et bandes de rive au raccord d'un mur ou d'une cheminée
- Bavettes et abergements autour des sorties de toit
- Faîtages et arêtiers métalliques
Choisir le matériau selon l'exposition
Le zinc reste la référence sur le bâti ancien breton : durable, malléable, il se soude et se façonne sur mesure pour épouser une noue ou contourner une souche de cheminée. Il se patine sans se dégrader et tient plusieurs décennies.
L'aluminium laqué, plus léger et proposé en continu sans joint, convient bien aux maisons contemporaines et aux longues façades. Le PVC reste économique et se justifie sur des dépendances ou des bâtiments secondaires, mais il se déforme sous les fortes chaleurs et casse au gel avec les années.
En bord de mer, à Concarneau, Douarnenez ou sur la presqu'île de Crozon, la question devient celle de la corrosion : les fixations passent en inox A4 et les alliages sensibles aux chlorures sont écartés. C'est un surcoût faible qui évite de tout refaire dans huit ans.
Les signes qui doivent alerter
Une gouttière qui déborde à chaque forte pluie, une trace verticale humide sur la façade sous une descente, un débord de toit qui noircit, un bruit de ruissellement anormal dans une descente : ce sont les quatre signaux les plus fréquents.
Le plus sournois reste la trace verte ou noire en pied de mur. Elle indique que l'eau ne part pas où elle devrait et qu'elle imprègne la maçonnerie depuis des mois. C'est souvent là que commence l'humidité intérieure qu'on attribue à tort à un défaut d'isolation.
