Reconnaître ce qui attaque votre bois
Trois familles de ravageurs, trois traitements différents. Se tromper de diagnostic, c'est appliquer un produit qui ne fera rien.
Les signes à repérer dans vos combles
- Trous de sortie ronds de 1 à 2 mm et vermoulure fine : petite vrillette, la plus commune sur le bâti ancien humide
- Trous ovales de 6 à 10 mm et bois qui sonne creux : capricorne des maisons, qui s'attaque à l'aubier des résineux
- Galeries larges et sciure grossière : grosse vrillette, souvent liée à un bois déjà humide
- Filaments blancs cotonneux puis plaques brunes : mérule ou autre champignon lignivore, toujours associé à une source d'humidité
- Bois qui s'effrite sous la pointe d'un tournevis : quelle qu'en soit la cause, l'atteinte est déjà structurelle
L'humidité, cause première
Aucun de ces organismes ne s'installe durablement dans un bois sec et ventilé. Le capricorne fait exception sur bois neuf mal protégé, mais la vrillette et surtout les champignons ont besoin d'un taux d'humidité élevé et maintenu.
C'est pour cela qu'un traitement de charpente commence toujours par la recherche de la fuite, du défaut de ventilation ou du pont thermique qui entretient l'humidité. Traiter le bois sans supprimer la cause, c'est repartir pour un cycle.
En Cornouaille, où l'air extérieur est humide une grande partie de l'année, la ventilation des combles est un sujet à part entière. Beaucoup de combles ont été isolés dans les années 1980 sans lame d'air : le bois y respire mal depuis quarante ans.
Deux approches selon l'état du bois
Sur une charpente saine, un traitement préventif protège durablement à un coût modéré. Sur une charpente déjà infestée, il faut passer au curatif : bûchage des parties attaquées, pulvérisation et injection en profondeur.
Nous ne facturons jamais un curatif quand un préventif suffit. L'inspection des combles précède le devis, systématiquement.
