Ce que la mousse fait vraiment à votre toit
Une mousse épaisse se comporte comme une éponge posée sur la couverture. Elle garde l'humidité au contact de l'ardoise au lieu de la laisser s'évacuer, ce qui prolonge les phases de gel et accélère le feuilletage de la pierre.
Elle s'insinue aussi entre les rangs et sous les recouvrements, où elle finit par soulever légèrement les éléments et par créer des chemins d'eau. Et elle finit dans les gouttières, qu'elle obstrue jusqu'au débordement - c'est souvent par là que les propriétaires découvrent le problème.
Le versant nord est toujours le premier touché : moins de soleil, séchage plus lent, mousse installée. Sous les arbres, c'est pire encore, à cause des feuilles qui apportent la matière organique dont les lichens se nourrissent.
Comment nous procédons
Nous commençons par un grattage manuel doux des amas les plus épais, puis un rinçage à basse pression, dans le sens de l'écoulement. Le nettoyeur haute pression est proscrit sur l'ardoise : il décolle le feuilletage de surface, chasse l'eau sous les recouvrements et fait plus de dégâts en une heure que dix ans de mousse.
Vient ensuite l'application du traitement algicide et fongicide. Il ne fait pas tout disparaître le jour même : il tue les spores et continue d'agir pendant des mois, la pluie se chargeant d'éliminer progressivement les résidus. Un toit démoussé en février est vraiment propre en mai.
Nous terminons toujours par le nettoyage des gouttières et des descentes, sans quoi tout ce qui a été décroché finit par les boucher.
À quel moment intervenir
La bonne fenêtre en Bretagne va de mars à octobre, sur une période sans pluie annoncée dans les 48 heures qui suivent le traitement, le temps que le produit pénètre. L'automne fonctionne bien aussi, à condition d'anticiper avant les grandes pluies d'hiver.
Sur un toit très encrassé sous couvert d'arbres, un passage tous les trois ans se justifie. Sur un toit dégagé et bien exposé, quatre à cinq ans suffisent largement.
